145. SIDNEY (Algernon). Discours sur le gouvernement. Paris, - Lot 145

Lot n° 145
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100 - 150 EUR
145. SIDNEY (Algernon). Discours sur le gouvernement. Paris, - Lot 145
145. SIDNEY (Algernon). Discours sur le gouvernement. Paris, Josse & Langlois, An 2 (1794). 3 volumes in-8, xiv, 448 p. ; 418 p., vi ; 400 p., 7 p., basane fauve marbrée, dos à lisse orné, encadrement à roulette dorée sur les plats (reliure de l'époque). Bien que le Discours sur le gouvernement d'Algernon Sidney fut publié à titre posthume en 1698, et traduit en français dès 1702, il y développe déjà des idées largement pré-révolutionnaires : la liberté est opposée à l'esclavage absolu à la volonté d'un seul homme, les nations ont un droit naturel à s'autogouverner, le gouvernement est établi pour le bien des gouvernés, non des gouvernants, les lois sont au-dessus des rois, le soulèvement d'une nation entière ne peut être qualifié de rébellion. Sidney accorde une grande importance aux lois fondamentales comme moyen de limiter le pouvoir royal et il affirme encore que le peuple, en tant que souverain originel, a le pouvoir de juger si le monarque respecte ces lois fondamentales. Lui-même impliqué dans un complot contre le roi, il sera finalement exécuté pour trahison. L'influence de Sidney s'est fait sentir jusqu'en 1789, où ses idées se retrouvent dans plusieurs discours révolutionnaires et la présence de cet exemplaire dans la bibliothèque de Jean Debry ne doit pas surprendre. Cette édition est faite sur celle de 1702 augmentée d’un portrait en frontispice. Provenance : de la bibliothèque de Jean Debry (1760-1834), attestée par son ex-libris gravé à l’aigle impérial collé au revers du plat. Jean Debry fut député de la Convention où il vota la mort de Louis XVI, membre du Comité de salut public avant d’entrer en contact avec Bonaparte et d’être réélu aux Cinq-Cents. Il coopéra au coup d’Etat de floréal et fut nommé préfet du Doubs. Pendant les Cent-Jours, il accepta de l’Empereur la préfecture du Bas-Rhin, mais, révoqué à la Seconde Restauration, il s’exila à Mons où il finit ses jours. Reliures légèrement frottées avec épidermures, coins émoussés, des piqûres au dos, les autres défauts sont mineurs.
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